• Power outages, economic development, and popular discontent

    With my colleagues Philippe Alby and Jean-Jacques Dethier, we worked extensively on the impact of electricity outages, which plague a large part of the developing world (keep in mind for example that the average number of cutoffs from the public electricity grid per year that firms face can be as high as 132 times in South Asia and 61 in Africa), on firms’ behavior and performances. This paper shows that outages push many firms to invest in costly generators, while those unable to do so because of their small size or of credit constraints simply don’t exist! As a result, industrial development is held back.

    There is however a more unexpected consequence of power outages, as witnessed by the Y’en a marre movement in Senegal, which appears to be born as the result of one of these outages:

    Y’en a marre est né à cause d’une des nombreuses coupures d’électricité que connaissent les Dakarois. Le 16 janvier, le journaliste Cheikh Fadel Barro reçoit ses amis d’enfance. Il dénonce dans les colonnes de La Gazette les scandales liés à la statue de la Renaissance, qui a coûté 26 millions d’euros à l’Etat – et dont Aboulaye Wade s’est déclaré seul détenteur des droits d’auteur –, il révèle aussi l’existence de terrains achetés en liquide par le même président. Ses amis, les rappeurs du groupe Keur Gui, sont originaires comme lui de Kaolack, au centre du pays. Du temps du régime d’Abou Diouf, Thiat et Kilifeu avaient été emprisonnés pour avoir critiqué la gestion de leur ville. Le 16 janvier, ils sont donc chez Barro, et depuis quelques heures une coupure d’électricité a plongé Dakar dans le noir.
    Le journaliste reproche aux rappeurs de ne rien faire si ce n’est des chansons, les rappeurs au journaliste de se contenter d’écrire des articles : “En fait, notre première réaction avant de s’en prendre au président, raconte Barro, a été contre nous-mêmes : “Y’en a marre de rester les bras croisés.” Quand l’électricité est revenue, à 4 heures du matin, nous avons envoyé notre communiqué par e-mail.” (Le Monde : Le mouvement Y’en a marre, révolution née d’une coupure d’électricité, 12/12/11)

    More on the emergence of a New Type of Senegalese (NTS) in this Slate Africa article!

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