• Firms Operating under Electricity Constraints in Developing Countries

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    Just published in the World Bank Economic Review, my paper with Philippe Alby and Jean-Jacques Dethier, which looks at the impact of failures in electricity supply on the investment behavior and the resulting shape of industrial structure:

    Firms Under Electricity Constraints WBER 2012:
    Many developing countries are unable to provide their industrial sectors with reliable electric power, with the result that many enterprises must contend with an insufficient and unreliable supply of electricity. Because of these constraints, enterprises often opt for self-generation of electricity even though it is widely considered a second-best solution. This paper develops a theoretical model of investment behavior in remedial infrastructure in the presence of physical constraints. It then illustrates the model’s predictions using a large cross-country sample of enterprises from the World Bank Enterprise Survey database. Electricity-intensive sectors in high-outage countries are characterized by a significantly lower share of small firms.

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  • Dire austerity

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    A recent blog post by Simon Wren-Lewis, on how current austerity measures are pushing Europe even deeper into recession.

    This is all very crude, but the basic message remains unchanged. Once we correct for the economic cycle, the core of the Eurozone are expected to run surpluses that are sufficient to bring down the level of debt, whereas the US, UK and Japan are planning to run deficits. In normal times, and particularly if we were in boom times, the Eurozone could rightly congratulate itself, and make disdainful remarks about policy elsewhere. During the current period in which the private sector is running an unusually high level of net saving it is completely the wrong policy. As the textbooks tell us, without the will or ability to provide offsetting monetary stimulus, this level of austerity will cause a recession, and sure enough it has.

    I guess the ruling elite in the Eurozone are telling themselves that the current recession is all a result of the 2010 crisis caused by profligate governments in the periphery, and that if everyone pulls together by cutting spending and raising taxes things will come good. That has been the story for the past two years, and we are still waiting. Those who opposed this policy said that the market crisis could only be solved by ECB action, and that has turned out to be the case. We also said austerity of this kind would kill any recovery, and on that we were also right. So with macroeconomic theory, plenty of empirical evidence and recent events on our side, there is just no contest in terms of which narrative is correct.

    Foud for thought at a time when the French government prepares even more austerity measures (see Le Monde today):


    “On est à l’os”, entend-on de tous côtés. “Ce n’est pas le train de vie de l’Etat auquel on touche désormais, c’est aux moyens d’assurer les missions de service public.”

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Graffiti in Norwich, England, in July. [Photo by Gerry Balding]

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  • Bruno Deffains: la liberté d’expression des chercheurs en question

    Bruno Deffains

    C’est avec un certain étonnement que j’ais lu il y a quelques jours cet article du nouvel observateur, qui relate la façon dont Free a porté plainte pour délit de dénigrement contre notre collègue Bruno Deffains, professeur d’économie à l’université de Paris-II Panthéon-Assas.

    Je n’ai pas d’opinion définitive sur l’avis exprimé par Bruno Deffains dans son article publié par les échos sur l’impact en terme d’emploi et de bien-être économique de l’entrée du quatrième opérateur, en l’occurrence Free, sur le marché de la téléphonie mobile. C’est un sujet complexe, sur lequel il y aurait sans doute pas mal de travail à faire, comme le montre par exemple cet échange entre Bruno Deffains et David Thesmar, auteur par ailleurs avec mon collègue de Toulouse Augustin Landier, d’un rapport sur ce sujet à la demande de Free.

    Ce dont je suis sur, c’est qu’il n’est pas acceptable que la liberté d’expression d’un chercheur qui prend la responsabilité de rendre publique une analyse soit ainsi mise en cause, même si on peut par ailleurs dans le cadre du débat questionner ses hypothèses, ses méthodes ou ses résultats, à condition bien sur d’en proposer de meilleurs. La réponse de David Thesmar à la question sur sa propre motivation pour réaliser ce travail mérite sans doute d’être citée à ce propos.

    Votre travail, David Thesmar, a, lui, répondu à une demande précise de Free… Quelle était la feuille de route ?

    D. T. : Je regrette, comme Bruno, que ce débat ne puisse avoir lieu plus sereinement. On ne juge pas de la qualité d’un travail universitaire dans un tribunal… C’est vrai, pour notre part, nous avons été rémunérés par Free pour réaliser ce travail. Ceci en toute transparence, ce qui est une innovation dans le débat français, où l’on est traditionnellement « pudique » sur ces questions-là. La commande de départ était une étude indépendante sur l’impact macroéconomique de l’attribution de la 4e licence mobile. Nous étions libres d’écrire des choses défavorables ; mais la question ne s’est pas posée.

    Bruno Deffains, pour sa part, a clairement nié avoir travaillé sur commande, et il n’y a aucune raison d’en douter. Et s’il l’avait fait, comme ses collègues, cela ne constituerait pas un délit.

    Je relaye ici l’adresse de la pétition de soutien à Bruno Deffains, déjà signée par de nombreux collègues et citoyens. Le texte suivant en constitue une bonne introduction:

    Bonjour,
    Comme vous le savez peut-être déjà, notre collègue Bruno Deffains (Université Panthéon-Assas) est actuellement sous le coup d’une procédure de justice dans le cadre d’un dépôt de plainte pour délit de dénigrement. Il a récemment reçu la visite d’un huissier de justice à son domicile privé pour saisir sa correspondance électronique et procéder à des recherches sur le disque dur de son ordinateur personnel.
    Beaucoup d’entre nous ont été choqué par cette histoire. Nous avons donc pris l’initiative, en accord avec Bruno Deffains et après avoir consulté un certain nombre d’entre vous de rédiger une pétition de soutien que nous vous proposons de signer.
    L’idée n’est pas de nous positionner sur le fond du débat dans lequel s’est engagé Bruno Deffains, mais de défendre notre liberté à exprimer nos points de vue scientifiques sans risquer de nous faire intimider par des procédés tels que ceux que subissent actuellement notre collègue.
    Nous avons d’ores et déjà pris des contacts avec un hebdomadaire afin de diffuser cette pétition ainsi que ces premiers signataires la semaine prochaine.
    Frédéric Jouneau-Sion (Université Lille 3, frederic.jouneau@univ-lille3.fr [7])
    Etienne Lehmann (Université Panthéon-Assas et CREST etienne.lehmann@ensae.fr [8])
    Alain Ayong le Kama (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense)

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  • The theory of incentives and the history of economics

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    Nice intuitive summary (in French) of the theory of incentives, in the last PSE Newsletter, by my friend and colleague David Martimort. I like the way he puts it in historical context:

    Commençons par un détour à la fois historique et théorique. Tout un chacun, économiste ou non, a entendu parler de la théorie des « avantages comparatifs » chère à Ricardo, Ohlin ou Samuelson : la spécialisation permet d’accroître l’espace des possibles entre partenaires de l’échange, et de justifier ainsi que chacun en retire quelques gains. Un exemple bien connu dû à Samuelson précise qu’un avocat peut être plus efficace que sa secrétaire pour rédiger un courrier, mais il semble préférable qu’il lui délègue cette tâche et se concentre sur l’étude de ses propres dossiers.

    De meilleures plaidoiries, c’est autant de profits supplémentaires qui peuvent être ensuite reversés sous forme de salaires à la secrétaire ! Cette théorie fondatrice offre une justification « microéconomique » à l’existence même d’une économie d’échanges. Ses applications couvrent un vaste champ. L’explication de la séparation entre propriété et contrôle au sein de l’entreprise capitaliste et la théorie du « libre-échange » appliquée aux échanges internationaux en sont sans aucun doute les exemples les plus marquants.
    Bien que remarquable, cette théorie reste incomplète : Ricardo n’avait pas saisi que la spécialisation s’accompagne inéluctablement d’un problème de contrôle – une difficulté qu’Adam Smith avait quant à lui bien comprise. Une secrétaire spécialisée est bien sûr plus productive, mais elle accède ainsi à des informations privilégiées : en premier lieu le niveau exact des efforts nécessaires à l’accomplissement de sa tâche. L’avocat doit alors se résoudre à structurer ses rémunérations de manière incitative pour atténuer ce problème de contrôle. Délégation rime donc avec surcoûts. Ces « coûts d’agence » doivent être minimisés par des choix organisationnels appropriés : la théorie des incitations s’attache à explorer les implications de ces choix…

    More on the way incentives were tackled by economists since Adam Smith, in Chapter 1 of his book The Theory of Incentives., written a few years ago with Jean-Jacques laffont.

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  • TSE researcher interview, January 2013

    straub

    Here goes some self-promotion, as I feature in this week’s TSE researcher interview:

    Stéphane is Professor of Economics at the University Toulouse 1 Capitole and director of the TSE-ARQADE research lab in development economics. Before entering academia, Stéphane embarked on a “first life” involving a 10-year residence in Paraguay in the 1990s, with positions as varied as rural saw-mill owner, NGO advisor, and economic advisor to the planning minister. He then undertook a PhD (2002) with Jean-Jacques Laffont on “Incentives, Institutions and Development”, followed by visiting professor and lecturer positions at the University of Michigan (2002-3) and the University of Edinburgh (2003-8). In 2008 Stéphane joined TSE, becoming ARQADE director in 2010…

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  • Fiscal evasion in the old world

    9782021081220

    I just finished reading the book “Ces 600 milliards qui manquent à la France“, in which Antoine Peillon exposes some elements of the massive tax evasion that takes place in France, in particular thanks to the diligence of UBS. This is an interesting book, which holds a lot of information and suggests plausible mechanisms behind the systematic evasion business, although the text is at times quite dense and one is left with the feeling that some connections remain to be established or documented.

    To put the global estimations in perspective, the book mentions the work of Gabriel Zucman, PhD student at PSE and currently on the job market, whose job market paper (The Missing Wealth of Nations: Are Europe and the U.S. net Debtors or net Creditors?) attempts to quantify the amoount of unrecorded financial wealth held in tax heavens around the world. His conclusion is that accounting for the evasion by Eurozone nationals would turn the EU into a net creditor!

    This paper shows that official statistics substantially underestimate the net foreign asset positions of rich countries because they fail to capture most of the assets held by households in offshore tax havens. Drawing on a unique Swiss dataset and exploiting systematic anomalies in countries’ portfolio investment positions, I find that around 8% of the global financial wealth of households is held in tax havens, three-quarters of which goes unrecorded. On the basis of plausible assumptions, accounting for unrecorded assets turns the eurozone, officially the world’s second largest net debtor, into a net creditor. It also reduces the U.S. net debt significantly. The results shed new light on global imbalances and challenge the widespread view that, after a decade of poor-to-rich capital flows, external assets are now in poor countries and debts in rich countries. I provide concrete proposals to improve international statistics.

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