• Seminar at Berkeley, Haas Business School on roads and development

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    On Thursday, September 12, I’ll be giving a talk at the Oliver E. Williamson Seminar on Institutional Analysis, at Haas Business School Berkeley. The seminar is from 4:10 – 6:00 pm in room C325 Cheit Hall.

    Here is a short preview of the paper:

    Road Access and the Spatial Pattern of Long-term Local Development in Brazil
    Julia Bird and Stéphane Straub, Toulouse School of Economics

    Abstract
    This paper studies the impact of the rapid expansion of the Brazilian road network, which occurred during the 1960s to the 2000s, on the growth and spatial allocation of population and economic activity across the country’s municipalities. It addresses the problem of endogeneity in infrastructure supply and location by using an original empirical strategy, based on a “historical natural experiment” constituted by the creation of the new federal capital city Brasília in 1960. The results reveal a dual pattern of development, with improved transport connections increasing concentration of economic activity and population around the main centers in the South of the country, while spurring the emergence of secondary economic centres in the less dense North. The spatial impacts on GDP and population roughly balance, meaning that the effects on GDP per capita are minimal.

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  • Eau, source de conflits ? Table ronde au Muséum de Toulouse

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    Jeudi 11/04 je participerai à une table ronde ouverte au public au Muséum de Toulouse.

    Les enjeux du partage de l’eau et la capacité des institutions à y faire face

    A l’échelle internationale se jouent déjà des batailles pour l’eau.
    Que ce soient les questions relatives à l’accès, au partage ou à la gestion de cette ressource naturelle, les logiques et les intérêts des acteurs politiques et économiques divergent et donnent déjà naissance à des conflits. De ces derniers nous parviennent des échos alarmants, véhiculés par de grands médias.
    Mais qu’en est-il vraiment ? Les juristes de l’université Toulouse 1 Capitole et les économistes de Toulouse School of Economics (TSE) alimenteront la réflexion collective et citoyenne.
    Les juristes de l’université Toulouse 1 Capitole et les économistes de Toulouse School of Economics (TSE) alimenteront la réflexion collective et citoyenne.

    Je parlerai de ce que je connais, c’est à dire des différentes expériences d’implications du secteur privé dans le domaine de la gestion de l’eau (concessions, privatisations), en particulier en Amérique latine. Il s’agit bien sur d’un sujet plutôt polémique, et je m’attacherai à montrer que les enseignements des différentes expériences à travers le monde sont sans doute plus variés et moins simples que l’on ne l’entend parfois. Je mettrai sans doute un résumé de cette intervention sur le blog dans quelque temps.

    Par ailleurs, j’en profite pour attirer l’attention sur cette note publiée par mon collègue Stéphane Saussier de l’IAE de Paris, sur le lien entre modes de gestion, prix de l’eau et renouvellement des délégations de services publics au niveau des communes françaises (à noter que ce travail s’inscrit dans le cadre de la chaire EPPP, que Stéphane anime depuis plusieurs années, et que j’accompagne comme membre du comité scientifique). Là encore, les résultats sont plus nuancés que beaucoup de discours le laissent entendre.

    L’étude est basée sur une base de données concernant 5 000 collectivités locales constituant un échantillon représentatif de l’ensemble des collectivités françaises (les collectivités de plus de 10 000 habitants sont toutes présentes dans l’échantillon). Ces collectivités ont été interrogées plusieurs fois sur une période de 10 années (en 1998, 2001, 2004, 2008) afin de collecter de l’information sur la production et la distribution d’eau, les prix, les caractéristiques du réseau de distribution, l’origine de l’eau, la qualité de l’eau distribuée, le mode de traitement utilisés, la densité de population, le mode de gestion, la date de début et de fin du contrat de DSP ainsi que d’autres éléments pouvant affecter les coûts de production d’eau et d’exploitation du réseau et in fine, le prix de l’eau (voir l’article correspondant à cette note pour plus de détails : http://chaireeppp.org/node/471). Au final nous travaillons sur un échantillon donnant de l’information sur les réseaux desservant plus de 75% de la population française. 63% des collectivités observées gèrent leur service d’eau en DSP ; 37 % en régie. Nous observons les prix de 1410 collectivités en régie et de 2053 collectivités en DSP ainsi que l’évolution des modes de gestion sur la période 98-08 (…)
    Les résultats que nous obtenons suggèrent que :
    • Le prix s’explique assez bien comme une fonction des difficultés liées à la fourniture du service d’eau
    • L’impact du mode de gestion apparaît comme secondaire dans la détermination du prix payé par le consommateur dès lors qu’on effectue une analyse toutes choses égales par ailleurs. Cet impact doit être différencié selon la taille des collectivités concernées.
    – Le choix de la DSP ou de la régie n’impacte pas sur le prix observé pour les collectivités de + de 10 000 habitants
    – Le choix de la DSP augmente prix observé pour les collectivités de – de 10 000 habitants. Il augmente la facture moyenne d’environ 8%, toutes choses égales par ailleurs
    • La décision des collectivités en DSP de ne pas renouveler le concessionnaire sortant (changement d’opérateur ou retour en régie)
    – S’explique pour les collectivités de + de 10 000 habitants par l’écart entre le prix théorique et le prix observé
    – Ne s’explique pas avec les données à notre disposition pour les collectivités de – de 10 000 habitants
    • La décision des collectivités en régie de passer en DSP
    – S’explique pour les collectivités de + de 5 000 habitants par l’écart entre le prix théorique et le prix observé
    – Ne s’explique pas avec les données à notre disposition pour les collectivités de – de 5 000 habitants
    • La couleur politique et l’identité des maires des collectivités concernées n’influent que très marginalement sur les résultats.

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  • Toulouse Workshop on Procurement and Infrastructure

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    On Thursday and Friday (14-15 mars 2013), I am organizing this workshop on Procurement and Infrastructure.
    It will gather, over two days, researchers from academia and international organizations working on the topics of infrastructure and procurement, with a focus on the particular issues of developing and emerging countries. The program will include research papers, practitioners’ presentations and PhD sessions.Toulouse, France

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  • Bruno Deffains: la liberté d’expression des chercheurs en question

    Bruno Deffains

    C’est avec un certain étonnement que j’ais lu il y a quelques jours cet article du nouvel observateur, qui relate la façon dont Free a porté plainte pour délit de dénigrement contre notre collègue Bruno Deffains, professeur d’économie à l’université de Paris-II Panthéon-Assas.

    Je n’ai pas d’opinion définitive sur l’avis exprimé par Bruno Deffains dans son article publié par les échos sur l’impact en terme d’emploi et de bien-être économique de l’entrée du quatrième opérateur, en l’occurrence Free, sur le marché de la téléphonie mobile. C’est un sujet complexe, sur lequel il y aurait sans doute pas mal de travail à faire, comme le montre par exemple cet échange entre Bruno Deffains et David Thesmar, auteur par ailleurs avec mon collègue de Toulouse Augustin Landier, d’un rapport sur ce sujet à la demande de Free.

    Ce dont je suis sur, c’est qu’il n’est pas acceptable que la liberté d’expression d’un chercheur qui prend la responsabilité de rendre publique une analyse soit ainsi mise en cause, même si on peut par ailleurs dans le cadre du débat questionner ses hypothèses, ses méthodes ou ses résultats, à condition bien sur d’en proposer de meilleurs. La réponse de David Thesmar à la question sur sa propre motivation pour réaliser ce travail mérite sans doute d’être citée à ce propos.

    Votre travail, David Thesmar, a, lui, répondu à une demande précise de Free… Quelle était la feuille de route ?

    D. T. : Je regrette, comme Bruno, que ce débat ne puisse avoir lieu plus sereinement. On ne juge pas de la qualité d’un travail universitaire dans un tribunal… C’est vrai, pour notre part, nous avons été rémunérés par Free pour réaliser ce travail. Ceci en toute transparence, ce qui est une innovation dans le débat français, où l’on est traditionnellement « pudique » sur ces questions-là. La commande de départ était une étude indépendante sur l’impact macroéconomique de l’attribution de la 4e licence mobile. Nous étions libres d’écrire des choses défavorables ; mais la question ne s’est pas posée.

    Bruno Deffains, pour sa part, a clairement nié avoir travaillé sur commande, et il n’y a aucune raison d’en douter. Et s’il l’avait fait, comme ses collègues, cela ne constituerait pas un délit.

    Je relaye ici l’adresse de la pétition de soutien à Bruno Deffains, déjà signée par de nombreux collègues et citoyens. Le texte suivant en constitue une bonne introduction:

    Bonjour,
    Comme vous le savez peut-être déjà, notre collègue Bruno Deffains (Université Panthéon-Assas) est actuellement sous le coup d’une procédure de justice dans le cadre d’un dépôt de plainte pour délit de dénigrement. Il a récemment reçu la visite d’un huissier de justice à son domicile privé pour saisir sa correspondance électronique et procéder à des recherches sur le disque dur de son ordinateur personnel.
    Beaucoup d’entre nous ont été choqué par cette histoire. Nous avons donc pris l’initiative, en accord avec Bruno Deffains et après avoir consulté un certain nombre d’entre vous de rédiger une pétition de soutien que nous vous proposons de signer.
    L’idée n’est pas de nous positionner sur le fond du débat dans lequel s’est engagé Bruno Deffains, mais de défendre notre liberté à exprimer nos points de vue scientifiques sans risquer de nous faire intimider par des procédés tels que ceux que subissent actuellement notre collègue.
    Nous avons d’ores et déjà pris des contacts avec un hebdomadaire afin de diffuser cette pétition ainsi que ces premiers signataires la semaine prochaine.
    Frédéric Jouneau-Sion (Université Lille 3, frederic.jouneau@univ-lille3.fr [7])
    Etienne Lehmann (Université Panthéon-Assas et CREST etienne.lehmann@ensae.fr [8])
    Alain Ayong le Kama (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense)

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  • TSE researcher interview, January 2013

    straub

    Here goes some self-promotion, as I feature in this week’s TSE researcher interview:

    Stéphane is Professor of Economics at the University Toulouse 1 Capitole and director of the TSE-ARQADE research lab in development economics. Before entering academia, Stéphane embarked on a “first life” involving a 10-year residence in Paraguay in the 1990s, with positions as varied as rural saw-mill owner, NGO advisor, and economic advisor to the planning minister. He then undertook a PhD (2002) with Jean-Jacques Laffont on “Incentives, Institutions and Development”, followed by visiting professor and lecturer positions at the University of Michigan (2002-3) and the University of Edinburgh (2003-8). In 2008 Stéphane joined TSE, becoming ARQADE director in 2010…

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  • Association Jean-Jacques Laffont

    jjlaffont

    As the end of the year approaches, let me post this reminder about the “Association Jean-Jacques Laffont“, of which I am currently the secretary.

    The Association Jean-Jacques Laffont’s aim is to provide scholarships to deserving students from developing and transition countries studying at the University of Toulouse. Created by his wife Colette in 2004, it actively commemorates the memory of Jean-Jacques Laffont in its most generous form. In the last years of his life, he spent much of his energy studying problems related to development, and during his career he supervised many students from Africa, Latin America and Asia.

    Since 2004, the Association Jean-Jacques Laffont has awarded eight scholarships to master 2 students at MPSE, from Pakistan, Cameroon and China among others.

    If you wish to contribute to the association, you can make a donation following the very simple guidelines shown here. Under the French fiscal rules, these donations qualify for tax cuts of up to 66% of the total amount. In addition, you can also help the association by passing the word around you. It is important to note 100% of the money collected is used to give scholarships. Of course, feel free to contact me if you want more details about the association.

    You can see some of Jean-Jacques laffont’s academic achievements here. Recently, the University of Southern California, to which he was also affiliated during his last years, created an experimental laboratory, LABEL, in his honor. It is good to see that he still inspires many among us.

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