• OGM et éthique scientifique

    science conscience et patience du vitreur Matta

    Suite à ma note précédente sur la controverse relative à l’étude de Gilles-Eric Séralini, je suis rassuré de lire le communiqué publié hier dans le monde par une centaine de scientifiques (Science et conscience), qui sans prendre position sur le fond, expose une inquiétude assez semblable à la mienne sur “l’ecosystème politique” de notre communauté. Extraits:


    D’une part, les scientifiques qui se sont exprimés sur ce sujet l’ont fait en leur nom propre et ne peuvent prétendre représenter la communauté scientifique dans son ensemble. Le fait qu’un groupe d’une douzaine de personnes prétendant représenter six académies ait décidé d’un communiqué commun sans débat est contraire au fonctionnement normal de ces institutions et interroge sur la vision de la science et de la technologie (et de leur utilité sociale) ayant présidé à une telle décision (au contraire, par exemple, du débat organisé par l’Académie des sciences dans le cadre de la polémique sur le changement climatique, à l’issue duquel la responsabilité de l’homme a été avérée). Nous saluons sur ce point la réaction salutaire du seul statisticien de l’Académie des sciences, Paul Deheuvels.

    D’autre part, le protocole suivi dans cette étude présente des défauts qui font débat au sein de la communauté scientifique. Mais en tout état de cause, disqualifier le protocole suivi dans le cadre de cette étude revient à disqualifier du même coup les données ayant fondé les décisions d’acceptation des OGM par les experts. Il est remarquable de voir ces mêmes experts accepter (même s’ils le critiquent parfois) un protocole expérimental quand il donne des résultats qui vont dans le sens de l’acceptation d’une technique et le démolir aussi ardemment quand les résultats vont dans le sens opposé. Ceci est à notre avis totalement contraire à toute déontologie scientifique. Nous affirmons donc que, si les observations en débat méritent d’être confirmées par des expériences de plus grande ampleur, cela s’applique également aux tests qui ont servi à autoriser toutes les plantes transgéniques actuellement sur le marché. Si toute cette histoire aboutit au moins à ce résultat, elle aura été utile.

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    • Subastando cargos políticos

      subasta

      En una seguidilla de declaraciones polémicas, el diputado oviedista José López Chávez reveló (o confirmó) que los parlamentarios oviedistas acceden al cargo a cambio de la firma de un pagaré multimillonario, cuyo monto para la próxima legislatura sería de 1,800 millones de guaraníes, más o menos 400 mil dólares (ver nota aquí).

      Lo interesante de esto es lo que esto implica en términos de lo lucrativo que es la política en Paraguay. De hecho, 1,800 millones de guaraníes es aproximadamente lo que corresponde a los salarios acumulados de un diputado en los 5 años del mandato, dado que los emolumentos trepan a cerca de 30 millones al mes, de acuerdo a esta nota de la Asociación Fuera Lista Sábana del Paraguay.

      Esto significa que el pagaré absorbe la totalidad de los ingresos legales de los parlamentarios oviedistas.
      En esencia, se está subastando los cargos políticos, atribuyéndolos a los dispuestos a pagar el precio más alto. Se desprende de las declaraciones de López Chávez que son muchos los participantes en dicha subasta. Además, si se tiene en cuenta que parte de los ingresos anticipados ocurrirán en el futuro (en términos económicos se los debe “descontar” utilizando una tasa de actualización), y la incertidumbre que crece a medida que los candidatos ocupan lugares más bajos en la lista, se deduce que el valor que estos atribuyen a ser elegido en el parlamento excede claramente el mero valor de los emolumentos totales que recibirán.

      Dicho de otra manera, esto no hace sino confirmar que los ingresos anticipados por los candidatos a parlamentarios incluyen una importante cuota de ingresos “extra-profesionales”, es decir de coimas. Se puede estimar tentativamente estos ingresos, aproximando el “descuento” correspondiente a los 5 años. En un contexto de inflación un poco por debajo de los 10%, tomemos un rango de descuento del 10 al 20%, lo cual incluye el rendimiento alternativo que se podría tener sobre este dinero (la tasa de ahorro sobre términos fijos de montos importantes por ejemplo) y una prima de riesgo. Esto implica que quien apuesta hoy 1,800 millones de guaraníes estima un flujo futuro, encima de su salario, de entre 1,100 y 2,700 millones de guaraníes, es decir entre 275 mil y 675 mil dólares aproximadamente. Así de lucrativa es la política en Paraguay.

      PS: En una nota anterior relacionada, he hablado del interesante trabajo de unos colegas sobre el enriquecimiento de los políticos en la India.

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