• New paper on political connections and procurement in Paraguay

    WordsBips

    I just posted a new TSE working paper on political connections and public procurement in Paraguay, looking at the effect of the 2008 election of Fernando Lugo on the amount of contracts going to “political” firms.

    “Political Firms, Public Procurement, and the Democratization Process”

    In 2008, an opposition coalition defeated the Paraguayan Colorado Party, which had been in power for 61 years, including 35 years of the longest dictatorship in South America. Using data of all the public procurement transactions from 2004 through 2011 and the political connections of the 700 largest public providers, this paper documents how the volume of contracts received by connected firms evolved after this landmark political change. It shows that firms connected with the first ring of power were punished and that there were efficiency gains, mostly in the form of institutions shifting to bigger and more competitive contracts, but that these gains were constrained by the scarcity of entrepreneurs able to step in to replace firms connected to the previous regime. This demonstrates that the potential economic benefits of democratization are hampered by the perverse rent-seeking entrepreneurial incentives created by a long-term single-party authoritarian regime.

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    • Immunité Dassault : la France pire que le Paraguay !

      Senat

      Le Sénat français vient de s’illustrer, en faisant corps derrière Serge Dassault et en refusant la levée de son immunité. Triste fait d’arme pour le Sénat d’un pays qui aime par ailleurs à s’ériger en parangon de démocratie sur la scène internationale.

      Il se trouve qu’il y de ça quelques mois, une affaire similaire a agité le Paraguay, un pays dont la démocratie n’est certainement pas une référence internationale, et qui traine en queue des classements internationaux de corruption. Confronté à la demande de levée d’immunité d’un des leurs, 23 sénateurs de ce petit pays avaient fait eux aussi preuve d’une remarquable solidarité avec leur collègue (accusé en l’occurrence d’avoir abusé de son influence pour obtenir plusieurs salaires de la fonction publique en faveur de sa « nourrice »).

      La réaction de la population paraguayenne avait été aussi brutale qu’inattendue. Dans ce pays habitué depuis des lustres à une corruption endémique et où la passivité était jusqu’alors la règle face aux abus flagrants de la classe politique, les réseaux sociaux ont immédiatement explosé d’indignation. Le soir même, un des sénateurs ayant voté contre le « desafuero » (la levée d’immunité) était expulsé d’un restaurant de la capitale par les clients outrés. Il faut dire qu’au Paraguay, le vote en question n’était pas secret !

      Suivait un mouvement inédit de boycott de l’ensemble de ses collègues par plusieurs centaines de commerces de tous type, qui affichaient sur leur devanture leur refus de recevoir les « senat-rats », et plusieurs manifestations massives contre la classe politique. Finalement, sous la pression, les sénateurs se voyaient obligés de revoir leur décision et votaient la levée de l’immunité de leur collègue. Depuis, plusieurs autres sénateurs, accusés de malversation diverses, ont suivi le même chemin.

      Il est peu probable qu’une telle réaction populaire ait lieu en France, ou que cette affaire ait la moindre incidence sur les chances de réélection des sénateurs concernés, et donc également peu probable qu’ils aient la moindre incitation à abandonner leur comportement corporatiste. Que les paraguayens nous donnent l’exemple en terme de décence civique n’est pas le moindre des paradoxes, mais il n’est pas pour me déplaire. Peut-être que cela pourrait nous inciter à questionner un peu plus l’opacité du fonctionnement d’une institution politique, le Sénat, dont il est parfois difficile d’être fier.

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